Guillaume Badon

Neurofeedback, une méthode pour aider le cerveau à s’apaiser

Ressasser, ruminer, se laisser envahir par des pensées négatives ou avoir l’impression que le cerveau ne s’arrête jamais… Lorsque l’esprit tourne en boucle, il devient difficile de prendre du recul, de se concentrer ou simplement de se sentir apaisé. Ces fonctionnements automatiques, souvent inconscients, peuvent s’installer durablement et impacter le bien-être mental, émotionnel et parfois physique.

Le neurofeedback est une approche thérapeutique qui permet d’agir directement sur l’activité cérébrale, afin d’aider le cerveau à retrouver une meilleure régulation et un fonctionnement plus fluide.

Comment fonctionne le neurofeedback ?

Le neurofeedback est une méthode d’entraînement de l’activité cérébrale, issue du biofeedback, utilisée depuis plusieurs décennies, notamment aux États-Unis. Si l’on se demande comment fonctionne le neurofeedback, il s’agit avant tout d’un apprentissage : apprendre au cerveau à s’auto-réguler.

Concrètement, le neurofeedback repose sur l’analyse des signaux électriques du cerveau, mesurés grâce à un électroencéphalogramme. On parle également d’EEG biofeedback. Ces signaux sont ensuite traduits en informations visuelles ou sonores, perçues par la personne durant la séance.

Cette rétroaction permet au cerveau de prendre conscience de son propre fonctionnement et d’ajuster, progressivement et inconsciemment, certains schémas d’activité. Le neurofeedback thérapeutique n’impose rien : il accompagne un processus naturel d’apprentissage.

Il existe différentes approches, dont le neurofeedback dynamique, qui s’adapte en temps réel à l’activité cérébrale observée. Dans tous les cas, la méthode est non invasive et repose sur des mécanismes d’entraînement cérébral validés depuis de nombreuses années.

Dans quels cas le neurofeedback peut être utile ?

Le neurofeedback est utilisé pour accompagner différentes difficultés, lorsque celles-ci sont en lien avec une dérégulation de l’activité cérébrale. Il peut notamment être proposé dans les situations suivantes :

  • accompagnement des profils neuro-atypiques, dans le cas où il y a un trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), ou un trouble du spectre autistique (TSA), même si les données scientifiques restent encore limitées ;
  • stress chronique et anxiété, hypervigilance ;
  • troubles du sommeil, comme l’insomnie ;
  • états dépressifs, en lien avec certains schémas d’ondes cérébrales associés à l’humeur ;
  • baisse des performances cognitives, notamment de la concentration ou de la mémoire ;
  • réduction de la fréquence des crises d’épilepsie, en complément d’un suivi médical. 

Le neurofeedback n’est pas une solution miracle, mais il peut constituer une aide précieuse pour sortir de schémas répétitifs et favoriser un fonctionnement cérébral plus stable. Les avis sur le neurofeedback soulignent souvent une amélioration progressive, qui s’inscrit dans la durée.

Comment se déroule une séance de neurofeedback ?

Avant de commencer un accompagnement en neurofeedback, un temps d’échange et d’évaluation est nécessaire. En tant que praticien en neurofeedback, je cherche d’abord à comprendre les difficultés rencontrées et leur impact sur le quotidien.

Une évaluation préliminaire permet d’identifier d’éventuels déséquilibres dans l’activité cérébrale. Pour cela, j’utilise un électroencéphalogramme quantitatif (EEG quantitatif ou EEGq), qui mesure l’activité électrique du cerveau. Cette analyse permet de repérer des excès ou des carences dans certaines fréquences d’ondes cérébrales.

À partir de ces données, un protocole personnalisé est mis en place. Des électrodes sont positionnées sur des zones spécifiques de la tête afin de capter l’activité cérébrale (264 fois par seconde). Durant la séance, la personne reçoit un retour visuel ou sonore en temps réel. Lorsque l’activité cérébrale s’éloigne de l’objectif recherché, le signal se modifie ou s’interrompt, indiquant au cerveau qu’un ajustement est nécessaire.

Ce mécanisme constitue une forme d’apprentissage actif, totalement inconscient, qui permet progressivement de diminuer les pensées ruminantes et de favoriser une activité cérébrale plus régulée. Une séance de neurofeedback dure 33 minutes.

Mes formations en neurofeedback

Praticien avancé en neurofeedback, ma formation s’est déroulée à l’institut français du neurofeedback. Je suis en lien avec différents praticiens (psychiatres, ergothérapeutes, psychologues, orthophonistes…) en soutien des prises en charge quotidiennes.

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Une thérapie progressive et encadrée

Le neurofeedback demande du temps et de la régularité. Changer des schémas de fonctionnement cérébral installés depuis longtemps nécessite généralement plusieurs séances. Le nombre de séances varie selon la nature de la problématique, la réponse individuelle au traitement et l’intensité des symptômes.

La thérapie par neurofeedback s’inscrit dans un cadre sécurisé. Le neurofeedback n’est pas dangereux lorsqu’il est pratiqué par un praticien en neurofeedback formé et expérimenté. Comme toute approche thérapeutique, il nécessite une évaluation rigoureuse et un suivi adapté.

J’exerce en tant que praticien en neurofeedback à Clermont-Ferrand et Issoire, et j’accompagne des personnes à différents moments de leur parcours. Si vous recherchez un praticien en neurofeedback autour de vous ou des praticiens en neurofeedback en France, l’essentiel est de vous orienter vers un professionnel qualifié, à l’écoute et respectueux de votre rythme.

Le neurofeedback peut offrir au cerveau l’opportunité d’apprendre à fonctionner autrement, avec plus de souplesse, de clarté et de stabilité intérieure.

Vous avez quelques interrogations ?

Le prix d’une séance de neurofeedback est de 80€.

Le neurofeedback n’est pas dangereux, mais doit être pratiqué par un professionnel qui a été formé et est expérimenté.

Il est conseillé de réaliser une à deux séances de neurofeedback par semaine, mais ce nombre doit être déterminé par un praticien.